Historique

Vous vous intéressez à notre profession, vous désirez rejoindre notre corporation, votre fond naturel est d’atteindre l’excellence au sein de votre métier, ce petit résumé peut être le début d’une belle aventure !

Un professionnel est en déplacement afin de signer un contrat, afin d’installer un site industriel, afin de former des confrères…etc.
Un touriste “débarque” en votre bourgade. Il n’a qu’un seul espoir, voir la beauté, percevoir l’originalité, goûter les saveurs, découvrir les charmes de votre contrée.

Après l’hôtesse de l’air, au-delà du contrôleur SNCF, derrière le douanier, nous sommes, nous les chauffeurs, le premier maillon de la chaîne de l’accueil.

De tous les professionnels de la route, de tous les transporteurs de voyageurs, nous autres, conducteurs VTC, sommes des précurseurs.

En effet, bien avant les bateaux, les avions ne volaient pas encore, les taxis n’existaient pas que notre corporation était officiellement reconnue sous le règne du Roi Soleil, sous les flambants hospices de Louis XIV.

Autour des Tuileries, sur les grands boulevards, le long du Louvre, les carrosses créaient déjà des embouteillages. Les cochers “maraudaient” aux abords de Versailles !

Le prévôt signa alors un décret obligeant les carrosses, “en attentes de clientèles”, a être garé “hors de la chaussée”. A cette époque le mot “garage” n’était pas langue courante, le terme usité était celui que l’on entend encore dans nos campagnes : “va ranger le tracteur à la REMISE”.

Nos ancêtres dans le métier ne “menaient” pas de frêles calèches mais plutôt d’imposants carrosses “réservés” à une clientèle dont l’aisance financière serait plutôt proche de l’opulence de nos palaces.

Il devenait donc nécessaire, pour “stationner” ces GRANDS carrosses, d’être en possession d’une GRANDE REMISE !

Notre métier venait de naître !

Il aura l’image de l’excellence, il sera le signe du prestige, il restera le symbole de la prestance jusqu’en 2009… Année fatidique, dans la foulée du projet Attali, déréglementation, délocalisation, mondialisation et notre profession passe de GRANDE REMISE à VTC…

Les transformations ne se firent pas attendre et avec elles son lot de vicissitudes, somme toute prévisibles, pour ceux qui connaissent un peu l’histoire de notre métier.

Arrivée d’UBER en 2011, grogne des taxis en 2013, loi Thévenoud en 2014, grogne des chauffeurs smartphones en 2015, loi Grandguillaume en 2017.

Notre association professionnelle “Fédération Française des exploitants de voiture de transport avec chauffeur”, FFEVTC, a suivi toutes ses évolutions. Depuis ses fondateurs, dirigeants de sociétés GRANDE REMISE, dites GR , jusqu’aux jeunes exploitants qui viennent de réussir le nouvel examen d’état d’entrée en notre corporation, notre syndicat est bien réellement un ACTEUR MAJEUR du secteur dénommé maintenant “Transport public particulier de personne” (T3P).

Nos courriers, nos courriels le prouvent, nous avons, par notre longue expérience professionnelle, mis en garde la presse, les législateurs, sur les conséquences de cette nouvelle loi de 2009.

Nous avons clamé certaines réalités, lors des réunions ministérielles, face à l’arrogance des jeunes loups du numériques.
Aujourd’hui les faits sont là, nos propos prémonitoires, sont inscrits dans les actes : toutes les plateformes ont été rachetées, ou plutôt sauvées, par des structures qui, elles, sont rentables.

Vos bénévoles administrateurs ont, avec leurs propres deniers, participé à toutes les réunions de discussions, concertations et d’élaborations de la loi Thévenoud et ensuite de la loi Grandguillaume.

Vos bénévoles délégués siègent, depuis Janvier 2017, au sein des commissions préfectorales de vos départements. Ils sont vos représentants, vous pouvez les en remercier.

Nous allons intégrer prochainement “L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES STATISTIQUES DU TRANSPORT DE PERSONNE”.

La loi Grandguillaume prévoit, sous l’égide d’Atout-France, de gérer un “label qualité tourisme” qui peine à venir…

Heureusement que nous autres, entrepreneurs habitués au “pile/face”, dans la réactivité permanente que nous impose notre clientèle, nous avons anticipé :

Nous avions, dès 2012, créer un LABEL QUALITE !

Nous voulons transmettre le savoir, nous désirons encadrer les acteurs du secteur, nous favorisons les nouvelles implantations, nous formons les futurs candidats à l’examen d’état qui est dorénavant l’impartiale, l’incorruptible ENTRÉE dans le monde des conducteurs “haut de gamme”.

Les exploiteurs de la misère de nos banlieues ne cessent de faire croire à la presse, à nos concitoyens, que nos métiers de la conduite ne sont, finalement, que ce que chaque personne qui a le permis peut faire : SIMPLEMENT CONDUIRE UNE SIMPLE VOITURE…

Curieux que ceux qui vitupèrent contre “l’exploitation des pouces/pouces”… Curieux que ceux qui réclament plus de sécurité…ne soient pas gênés d’être assis derrière un chauffeur travaillant à perte et non qualifié…

La FFEVTC a donc ouvert son propre centre de formation.

En présentiel, c’est-à-dire avec un professeur qui reste un professionnel toujours en activité de gérance et de conduite, est enseigné la formation continue de 2 jours obligatoires tous les 5 ans pour les conducteurs ayant “de la bouteille”.
A distance, en e-Learning pour une partie, peut être une formule adéquate pour les postulants à un métier fatiguant, stressant, nécessitant un bon sens de l’orientation, un excellent contact, un incontournable relationnel.

Bref être DIPLOMATE, SERVIABLE et RASSURANT, voilà une belle trilogie que la Fédération prône.

C’est une lourde mais merveilleuse tâche qui attend toutes les adhérentes et tous les adhérents de la FFEVTC.

Les CMA (chambres des métiers de l’artisanat) nous réclament, en permanence, des cadres pour participer aux jurys de la partie conduite des examens.

Nous profitons de ce paragraphe pour inciter nos adhérents à être volontaires pour ces postes de jurys.

En 2008, nous étions 415 entreprises GR, avec 2 200 véhicules.

En 2018, nous sommes 14 000 entreprises VTC, avec officiellement 24 000 véhicules (Lorsque vous êtes sur le registre du ministère des transports, il n’y a pas d’obligation de reconfirmer, chaque année, votre existence et le nombre de vos voitures. Par conséquence nous estimons que nous sommes 10 000 entrepreneurs avec 20 000 voitures).

Nos collègues taxis étaient en 2008 : 55 000 avec 55 000 véhicules. Il n’y a pas eu d’évolution depuis.

N’oublions pas que beaucoup de VTC sont d’anciens taxis et que, parmi nous, certains ont gardé la licence taxi qui les a “lancés sur la route” et exploitent l’extension du parc-automobile sous licence VTC.

Bon courage à toutes et à tous,

Un grand merci à toutes nos conjointes, à tous nos conjoints qui portent et supportent, avec abnégation, nos horaires disparates, nos vacances amputées, nos changements incessants de programmes.

 

François DONNADILLE

Président,

Fondateur – Président d’honneur

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